Quand la Chine s'en mêlera... - Février 2010 La Chine souhaite de plus en plus prendre sa place dans le cercle très exclusif des pays arctiques. Une nouvelle preuve de l’intérêt croissant suscité par cette région du monde qui recèlerait près d'un quart des ressources non prouvées en hydrocarbures, que la fonte de la banquise rendra de plus en plus accessible. La présence inédite d’un officiel chinois à la conférence "Arctic Frontiers" qui s'est tenue fin janvier à Tromsø, en norvége, a été interprétée comme la volonté de Pékin de peser dans la région. La Chine a déjà conduit trois expéditions scientifiques depuis 1999 et en réalisera une quatrième en 2010. Selon certains, cette présence sert aussi à rassembler des données scientifiques utiles aux Chinois pour consolider leur position lors des négociations climatiques mondiales en cours et à venir. "Pour la Chine, les deux questions les plus importantes sont le changement climatique et les futures voies de navigations qui passeront par l'océan Arctique ; ce sont les deux sujets qui justifient que nous ayons notre mot à dire", précise Tang Guoquiang, ambassadeur de Chine en Norvège. Pour Oran Young, en revanche, chercheur américain spécialiste des pôles, "il ne fait aucun doute que les Chinois sont avant tout intéressés par les ressources". Depuis 2007, la Chine est une observatrice informelle des réunions du Conseil arctique, une organisation intergouvernementale basée à Tromsø, qui rassemble les huit pays arctiques, dont les cinq plus importants sont ceux riverains de l'Océan arctique, c’est-à-dire la Russie, le Canada, le Danemark, les Etats-Unis et la Norvège. La Chine réclame toutefois un poste d’observateur permanent au Conseil arctique tel qu'en disposent déjà six pays dont la France. Officiellement, les pays arctiques sont largement ouverts à la coopération internationale mais en réalité, les portes restent fermées, les cinq pays riverains tentant de maintenir les autres à distance. Le positionnement de la Chine vis-à-vis de l'Arctique n'est évidemment pas de bon augure pour les glaces... Ni pour la paix dans la région. La pression sur les ressources énergétiques ira en augmentant alors que le recul rapide des banquises laisse présager de nouvelles perspectives d'exploitation. Les enjeux politiques et économiques sont décidément si puissants qu'il semble difficile d'imaginer une issue positive à la question du climat.
La piqûre de rappel de Nicholas Stern - Mars 2009 Copenhague (AFP) - Les conséquences économiques du réchauffement climatique ont été sous-estimées, a averti jeudi à Copenhague l'économiste Nicholas Stern, exhortant les experts du climat à dire plus haut et plus fort la catastrophe humanitaire à venir en l'absence d'une réaction vigoureuse. Il y a eu "beaucoup d'information scientifique sur une hausse de 2 ou 3 degrés" Celsius de la température moyenne de la planète, "mais vous devez dire aux gens - clairement et fortement - ce que représenterait une hausse de 4, 5 ou 6 degrés", a déclaré M. Stern devant plusieurs centaines de scientifiques réunis a Copenhague. "Des milliards de personnes seraient contraintes a l'exil et nous savons que cela entraînerait une longue période de conflit", a expliqué l'ancien économiste en chef de la Banque mondiale, soulignant qu'il ne s'agissait pas d'une hypothèse farfelue. Selon le Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (Giec), la température moyenne de la planète pourrait grimper de +1,1 a +6,4°C d'ici a 2100 par rapport a la fin du 20e siècle. Dans un "message final" publié à l'issue d'un congrès auquel ont participé quelque 2.500 délègues de près de 80 pays, les organisateurs affirment que "les récentes observations confirment que (...) les pires scénarios du Giec sont en train de se réaliser". Afin de limiter la hausse des températures a environ 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels, les experts du Giec estiment que les émissions mondiales de gaz a effet de serre devront atteindre un pic aux alentours de 2015 puis baisser drastiquement à partir de cette date. Rappelant que certains gaz a effet de serre s'accumulent dans l'atmosphère pendant des centaines d'années, Nicholas Stern, auteur d'un rapport-référence sur le coût du changement climatique publié fin 2006, a souligné que tout retard dans l'action se paierait au prix fort. "Ce n'est pas une négociation de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) ou, si les négociations échouent, vous les reprenez cinq ans plus tard pratiquement au même point", a-t-il ironise. Selon l'économiste britannique, une meilleure prise de conscience des risques associés a un scénario de "business as usual", permettrait aux populations - et aux décideurs politiques - de mieux comprendre la nécessite de consacrer, selon ses calculs, l'équivalent de 1% a 2% du PIB mondial par an à la lutte contre le réchauffement. "Le coût de l'inaction est supérieur à ce que j'avais présenté" en octobre 2006, a-t-il expliqué, tout en soulignant les avancées dans la recherche sur le climat réalisées « au cours des deux ou trois dernières années". "Il existe un sentiment de frustration" dans la communauté scientifique, a noté Katherine Richardson, vice-recteur de l'Université de Copenhague, qui organisait cette conférence. "Nous réalisons que ce sur quoi nous travaillons est tellement compliqué mais aussi tellement urgent que nous avons le devoir de nous assurer que nos résultats soient compris. Nous ne l'avons pas très bien fait jusqu'ici", a-t-elle expliqué. Commentant les négociations internationales en cours, M. Stern a affirmé être "plus optimiste" qu'il y a deux ans en raison d'une meilleure compréhension des enjeux, de la rapidité des avancées technologiques et d'un "changement politique" sur le sujet, en particulier aux États-Unis. La communauté internationale s'est donné rendez-vous en décembre 2009 à Copenhague pour tenter de trouver un accord global sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Les 10 dernières années de la banquise - Octobre 2009 Les scientifiques de l’université de Cambridge ont eu l’opportunité d’interpréter les mesures effectuées lors de l’expédition Catlin, laquelle visait le pôle Nord. Même si le Pôle ne fut pas atteint, les 435 km parcourus ont permis de réaliser des relevés qui confirment, si besoin était, les résultats obtenus par le voilier Tara les deux étés précédents. La glace est fine. Trop fine. Pour le professeur Peter Wadahms, directeur du programme scientifique, « L’Arctique sera libre de glace durant l’été d’ici 20 ans, et une grande partie de ce phénomène prendra place dans les 10 ans. » L’équipe a mesuré que la banquise avait en moyenne 1,8 m d’épaisseur, ce qui est typique de glaces âgées seulement de deux hivers. Etant donné le trajet effectué - au nord du Canada - la mission s’attendait à traverser des zones de glaces plus vieilles, plus épaisses et plus résistantes. « C’est comme si l’homme avait retiré le couvercle au nord de la planète », déclare le professeur Wadhams, qui étudie les glaces de l’Arctique depuis les années 1960. Cette disparition d’une caractéristique jusqu’alors permanente de la planète accélérera inévitablement le réchauffement climatique. Le rayonnement solaire jusqu’alors réfléchi par la surface blanche de la glace (effet d’albedo) sera absordé par l’océan qui montera en température. La circulation de tous les océans en sera modifiée, les eaux froides se mêleront moins aux eaux chaudes, l’évaporation augmentera comme augmentera la surface nuageuse et l’effet de serre qui lui est associé. La calotte glaciaire du Groenland fondra, les glaciers d’altitude s’évaporeront, le méthane se libèrera du sol dégelé... On préfèrerait ne pas connaître la suite. Rien de nouveau, donc, si ce n’est une confirmation supplémentaire de ce que certains se plaisent encore à nier. Le scientifique anglais ajoute à ses arguments un constat d’ordre technique qui n’étonnera aucun familier du Pôle : « Aujourd’hui, nous devons porter des combinaisons d’immersion et nager. Nous avons besoin de traîneaux qui peuvent flotter. Je prévois des traîneaux ressemblant plutôt à des canoës que l’on pourra aussi traîner sur la glace. » C’est notre constat : il faut naviguer là où il y a quelques années il suffisait de marcher. Le recours à des prototypes polyvalents devient plus que nécessaire. Mais pour nécessaire à quoi ? Se rendre au Pôle nord par ses propres moyens avant que les bateaux de croisière y arrivent à leur tour et brisent définitivement le mythe ? Pour prouver quoi ? Pour la beauté du geste. Pour la poésie du sport, pour la grâce d’un hommage et quelques larmes d’adieu. Voyez : les glaces éternelles renoncent à leur éternité.
Largages de méthane sous les océans - Mars 2010 On le sait : le fond de l'océan Arctique libère du méthane, un gaz à effet de serre 23 fois plus efficace que le CO2, mais ce qu’on ignorait encore, c’est l'ampleur du phénomène. Selon une étude publiée dans la revue Science, les largages sont bien plus importants qu’on pouvait l’imaginer. « Les recherches mettent en évidence une source de méthane importante mais jusqu’ici négligée provenant du permafrost situé sous l’eau, plutôt que sous les terres », écrivent les auteurs de l'étude, qui soulignent que « ces émissions risquent d'avoir à l’avenir un effet dramatique sur le réchauffement climatique ». Cette équipe de recherche internationale sous la direction de Natalia Chakhova et Igor Semiletov, de l'université de Fairbanks en Alaska, a étudié entre 2003 et 2008 les eaux du plateau arctique de Sibérie orientale. Les scientifiques ont en effet longtemps considéré que le permafrost situé sous l’océan Arctique constituait une barrière infranchissable pour le méthane. Mais les observations montrent que le permafrost sous-marin est perforé et que plus de 80% des eaux en profondeur et plus de la moitié des eaux de surface étudiées présentaient un niveau de méthane environ huit fois supérieur à la normale. « Le permafrost situé sous le fond de l’océan contient de grandes quantités de carbone et les experts craignent que le méthane qu’il libère ne conduise à la hausse des températures atmosphériques, entraînant par un cercle vicieux la libération d’une plus grande quantité de méthane du permafrost et un réchauffement plus important », expliquent les auteurs. Tout va donc plus vite que les scientifiques ne l’avaient prévu, en terme de réduction des banquises polaires comme de libération du méthane. Les activités humaines ont beaucoup plus d’impact sur le climat qu’on a pu l’imaginer, et la Terre réagit en amplifiant les phénomènes plutôt qu’en les contenant.
Liste des articles: - L'engagement des Robinsons des glaces validé par la recherche scientifique - Largage de méthane sous les océans - Quand la Chine s'en mêlera... - Les dernières années de la banquise - L'océan Glacial a tenu le choc! - Et ça continue... - La piqûre de rappel de Nicholas Stern - Vers l'asphyxie des océans
Et ça continue... - Juillet 2009 L'épaisseur des glaces arctiques permanentes a fortement diminué entre les hivers 2004 et 2008, selon de nouvelles mesures effectuées par un satellite de la Nasa, confirmant le changement rapide de la calotte glaciaire sous l'effet du réchauffement. Ces observations montrent que le volume des glaces dites de première année, qui se reforment après la fonte de l'été arctique, sont désormais, et pour la premiere fois depuis que ces mesures sont effectuées, plus importantes que les glaces plus permanentes ou multi-annuelles, souligne Ron Kwok, un chercheur du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa, principal auteur de cette étude. Entre 2004 et 2008, la superficie des glaces multi-annuelles s'est reduite de 1,54 million de kilometres carré, soit environ trois fois la superficie de la France.Durant cette même période, la contribution relative des deux types de glaces au volume total de la calotte glaciaire s'est inversée. En 2003, 62% du volume des glaces arctiques était formé de glaces pluri-annuelles et 38% de glaces de première année. En 2008, 68% de ces glaces étaient de première année et 32% pluri-annuelles. "Même durant les années ou l'étendue de glace de l'océan reste stable ou s'étend légèrement, l'épaisseur et le volume de la calotte glaciaire continuent à diminuer", constate Ron Kwok. La couche de glace arctique s'est ainsi réduite de 17 centimètres par an de 2004 à 2008 ou de 68 cm au total au cours des quatre derniers hivers, selon les mesures réalisées avec le satellite ICEsat. La superficie totale des glaces ayant survécu plusieurs étés a diminué de 42% depuis 2008, selon cette recherche, la première à donner des mesures de l'épaisseur et du volume des glaces recouvrant l'ensemble de l'Arctique. Jusqu'alors, pour déterminer l'étendue et l'épaisseur de la couche de glace de l'ocean Arctique, les chercheurs dépendaient des mesures établies uniquement en certains endroits. Ces dernières années, le volume des glaces se reformant en hiver n'a pas été suffisant pour reconstituer les pertes subies durant la fonte estivale, résultant en davantage d'eaux libérées. Ces eaux plus chaudes réchauffent l'ensemble de l'océan ce qui fait fondre davantage la glace, explique l'étude publiée dans le Journal of Geophysical Research-Oceans date du 7 juillet 2009. Les auteurs de cette recherche attribuent ces changements dans l'épaisseur et le volume de l'ensemble des glaces arctiques au récent rechauffement du climat et à des anomalies dans la circulation des glaces océanes.
Vers l’asphyxie des océans - Février 2009 Il ne manquait plus que cela ! On sait que le réchauffement de l’atmosphère a entraîné celui des océans et a fragilisé la banquise ; on sait que l’océan, n’en pouvant plus d’absorber le CO2, s’acidifie. Attendez-vous encore à pire : il perd son oxygène ! Les scientifiques parlent de déplétion en oxygène. Selon un programme complexe mis au point par les Danois, et qui prend en compte les principaux paramètres climatiques et océaniques relevés depuis 1765, nous devons nous attendre à un appauvrissement en oxygène très conséquent de nombreuses zones océaniques. (Sources : Danish Centre for Earth System Science - DCESS ). Pourquoi ? Parce que les eaux étant plus chaudes, leur brassage ralentit. C’est une question de circulation verticale : moins froides, les eaux plongent moins facilement au fond des océans où elles assurent le renouvellement de l’oxygène. Cette prévision d’un « appauvrissement en oxygène sévère et à long terme» dû au ralentissement des courants océaniques conduirait à une extension conséquente de ce que les scientifiques appellent les régions suboxiques. Entendez, les volumes d’océan ne contenant pas suffisamment d’oxygène pour autoriser le maintien de la vie. Il restera bien des animaux capables de s’adapter, mais les poissons, qui ont comme nous besoin de beaucoup d’oxygène, disparaîtront. Leur domaine d’extension devrait se réduire considérablement dans les décennies ou les siècles à venir, y compris sur les plateaux continentaux (d’un facteur de 3 à 7, selon le même modèle). La « ressource halieutique » s'en trouvera d'autant amoindrie.... Tout cela trouve sa cause profonde dans nos rejets de GES (gaz à effets de serre) ; lesquels gaz, avant que l'homme ne les en expulse, étaient stockés dans les couches géologiques de la Terre depuis des millions d’années. Par ailleurs, une déplétion massive en oxygène des océans pourrait être la principale cause des vagues d’extinction des espèces, y compris la plus importante, il y a 250 millions d’années.
L'océan Glacial a tenu le choc ! - Septembre 2009 Voilà ce que l’on peut conclure des rapports qui viennent d’être publiés. Depuis le 15 septembre, le gel a repris ses droits sur l’océan Glacial Arctique et la glace de mer recommence lentement à s’étendre. C’est le moment du bilan. Le minimum d’extension n’est pas tombé aussi bas cette année qu’en 2008 ou 2007, en raison de températures demeurées relativement fraîches. Cependant, même si l’étendue des glaces qui ont survécu à l’été est supérieure à celle des deux années précédentes, qui affichèrent des records historiques, les scientifiques ne considèrent pas pour autant que le phénomène de récession est enrayé. Le minimum d’extension de 2009 reste de 29% inférieur aux moyennes enregistrées entre 1979-2000, et représente le troisième record en matière de faiblesse d’extension. En outre, la part de glace fine sur les glaces pluriannuelles épaisses continue d’augmenter. Tout est souvent une affaire de vent. On s’aperçoit que, cette année, la mer de Beaufort a perdu davantage de glace qu’en 2007 ; les vents qui ont repoussé le pack vers le nord-est en sont la cause. Mais une fois de plus, le passage du Nord-Est s’est ouvert et plusieurs navires marchands l’ont emprunté sous l’escorte de brise-glace russes. Du côté du passage du Nord-Ouest, de la glace a subsisté dans le détroit de Parry, ce qui ne fut pas le cas en 2007.
Il y a banquise et banquise... Ne pas confondre ! La banquise d'un mètre d'épaisseur qui se forme en hiver et fond au printemps ne nous intéresse pas. Tout l'enjeu concerne les banquises pluriannuelles qui s'épaississent d'années en années tant que l'océan Glacial Arctique reste gelé. Ce sont ces grandes glaces qui équilibrent le climat de l'hémisphère boréal dont nous suivons le destin. Leur épaisseur nous permet de voyager avec elles, ce qui est complètement impossible avec la banquise saisonnière, praticable uniquement en hiver, et qui laisse la place à l'eau libre au printemps. Le graphique ci-dessous indique l'extension des glaces de mer au plus bas (fin de l'été, uniquement des glaces pluriannuelles) et au plus haut (fin de l'hiver) depuis 1979.
L'engagement des Robinsons des glaces validé par la recherche scientifique - Mai 2010 La réduction des banquises a été établie par une équipe de chercheurs australiens comme le principal facteur de réchauffement dans l'Arctique Un article paru dans la revue Nature du 31 avril 2010 donne une explication au réchauffement marqué mesuré en Arctique. Le facteur principal de ce réchauffement, avant les courants marins, les nuages ou les mouvements de l’atmosphère, est bel et bien la rétraction des banquises pluriannuelles que les Robinsons des glaces ont à cœur de défendre. Portant sur la période 1989/2008, l’étude menée par des chercheurs de l’université de Melbourne (Australie) est fondée sur un ensemble de mesures précises. L’objet de cette étude est de comprendre le mécanisme qui fait que l’Arctique se réchauffe plus rapidement que le reste de la Terre. La principale cause est désormais établie : il s’agit de la réduction de la couverture de glaces de mer. Les chercheurs ont observé que l’augmentation de températures est surtout forte en surface, avec des valeurs de 1,6°C en hiver et en automne par décennie. Paradoxalement, l’augmentation est moindre en été... Pourquoi ? Parce que l’énergie excédentaire est absorbée par la fonte accrue des glaces de mer et par le réchauffement de l’océan ! Les auteurs concluent que la rétraction des glaces de mer est responsable de la majorité de l'amplification polaire du réchauffement climatique. Cela revient à dire que moins il y aura de glaces, plus le réchauffement augmentera et plus les océans absorberont de chaleur. Et à mesure que la température de surface augmentera, le moteur des courants océaniques ralentira : les eaux glacées étant plus lourdes, elles coulent et ce faisant, activent les courants marin, en particulier le Gulf Stream qui nous réchauffe. Donc : plus il fera doux au Groenland en été et plus nous aurons froid en Europe de l’ouest en hiver ! Ces faits, que Les Robinsons des glaces s’emploient à faire connaître à travers leurs actions, sont une fois de plus validés par les constats scientifiques. Montrer au public la banquise avant qu’elle ne disparaisse, vivre avec elle pour la comprendre et pour réfléchir au sens que nous donnons au progrès, voilà la mission des Robinsons des glaces, plus que jamais d’actualité. Vous vous sentez concernés par ces constats et notre action vous intéresse ? Soutenez-nous
en rejoignant notre groupe sur Facebook et faites nous connaître ! Voir l’article de Sylvestre Huet
« Arctique : le réchauffement expliqué » Dernières nouvelles de la banquise
LES ROBINSONS DES GLACES
Accueil Contacts Conférences et activités Nous rejoindre Les Robinsons sur Facebook Nos expéditions Sentinelles des glaces 2011 Tous les programmes La Grande dérive 2010 Mission Thulé 2012 Science et pédagogie Dernières nouvelles de la banquise Liens pédagogiques Le Testament des glaces Artistes Témoins 2010 Récit d'une découverte Newsletters
Dossier de presse 2010 Robinsons News N°4 Robinsons News N°3 Robinsons News N°2 Robinsons News N°1 Position le 16 avril 2011 Cartes du suivi
Récapitulatif Position le 16 avril 2011 Position le 17 avril 2011 Position le 20 avril 2011 Position le 23 avril 2011 Position le 25 avril 2011 Position le 28 avril 2011